Dans la presse : L'avenir est en marche
L'Est Républicain du 11 mai 2012
Ouverture Lunéville
Jean-Christophe Pignon
L'office de tourisme, dans son schéma actuel, a, semble-t-il, vécu. Non pas qu'il doive disparaître, mais la politique touristique doit êtrerevue et corrigée afin derépondre à une évolution des demandes et des habitudes, d'une part, et pour faire face à des soucis financiers récurrents de l'office d'autre part.
L'alerte a été donnéedepuis plusieurs années déjà. Aujourd'hui, l'heure est à l'urgence. À l'évocation de son rapport financier, mercredi soir, lors de l'assemblée générale de l'OT, Bernard Bertrand, trésorier, n'a pas manié la langue de bois : « Depuis 2008, les subventions n'ont fait que baisser et malgré la compression de nos charges, nous devons systématiquement puiser dans notre épargne. Cette année, le commissaire aux comptes nous a transmis un courrier et nous alerte : ''En continuant, vous mettez en danger l'office de tourisme''... »
La réflexion est donc engagée de façon concrète depuis plusieurs mois déjà : l'idée première étant de faire basculer la compétence « tourisme » de la CCL (actuellement principal financeur) vers le Pays, avec un principe essentiel : la mutualisation des moyens.
Claude Richard, président, l'a rappelé dans son rapport moral : « Le bureau syndical du Pays d'octobre 2011 a réaffirmé la volonté de construire une politique commune de développement touristique. Je ne peux que souscrire à cette volonté du Pays et du conseil général de faire évoluer cette branche d'activité économique, car la situation actuelle de l'OT est fragilisée et précaire. »
Nouveaux outils
Le débat s'est ouvert, en présence de divers acteurs du tourisme local, de nombreux élus représentant les diverses communes et communautés de communes du territoire, ainsi qu'un représentant de Saint-Nicolas-de-Port. Si tous s'accordent à dire qu'une évolution est nécessaire, une question n'a pas encore trouvé de réponse absolue : comment ?
Des pistes se sont dessinées : s'appuyer sur leréseau « Fil de la Meurthe » (sans négliger les territoires et centres d'intérêt plus éloignés) ; utiliser au mieux les nouveaux outils (Saint-Nicolas a créé un compte face book) ; renforcer les liens entre les savoir-faire locaux et le tourisme (par des offres couplées par exemple)... Une maison de tourisme du Pays pourrait chapeauter le tout, qui se déclinerait sous forme d'antennes stratégiques (Lunéville, Saint-Nicolas, Pierre-Percée, Baccarat...).
La réflexion est engagée, motivée par une urgence soulignée par Grégory Grandjean, conseiller général de Lunéville nord : « Le conseil général sera à vos côtés dès lors que laréflexion aura abouti à une démarche globale et cohérente. » Urgence reprise par Laurent de Gouvion Saint-Cyr, président de la CCL : « Le tourisme est un élément structurant essentiel pour le développement de notre territoire. Et je dois vous signaler ma frustration : ça ne va pas assez vite ! Il faut qu'au 1er janvier 2013, notre organisation soit faite au niveau Pays. »
Une organisation quidevra, aussi, considérer l'aspect humain de l'office de tourisme actuel. Un volet resté en suspens.



Si le Lunévillois est le plus vaste des territoires dudépartement, il est aussi le moins peuplé en terme de densité (54 habitants/km²). Cependant, comme l'a rappelé 