Dans la presse : Jean-Paul Bolmont à la tête du Capemm
Le 04/07/2011, Est Républicain (24 heures Meurthe-et-Moselle)
LA NOUVELLE ne s'est guère ébruitée, mais elle avait été annoncée en son temps par Michel Dinet, président du conseil général, au jour de l'installation de la nouvelle assemblée, après les dernières élections. Le Capemm vient en effet de changer de président. Bras armé économique du Département, le Comité pour l'aménagement et la promotion économique de la Meurthe-et-Moselle, fondé dans les années 50, est certes revenu à une ambition plus mesurée et des moyens plus raisonnables, mais il reste un des acteurs majeurs de l'économie meurthe-et-mosellanne. « A une époque, le Capemm avait un bureau à Milan, des antennes aux États-Unis », explique le nouveau président, Jean-Paul Bolmont. Foin de cette folie des grandeurs. « Nous voulons jouer la complémentarité et le partenariat avec la CCI 54 et la Région, et ne pas nous marcher sur les pieds », note l'ancien maire de Malzéville, qui va se consacrer encore plus à ses mandats, depuis qu'il est en retraite après avoir vendu en octobre ses parts dans sa petite entreprise. « Je faisais commerce de matériel médical professionnel ». Un métier qui n'est pas étranger au choix de Michel Dinet, au sein d'une majorité socialiste où les fonctionnaires sont nettement plus nombreux que les chefs d'entreprise. « C'est aussi le fait que j'ai été également président de l'EPFL, l'Etablissement public foncier lorrain, il y a encore trois ans ». Un organisme public qui oblige celui qui le préside à connaître au mieux non seulement les grands dossiers économiques lorrains, mais aussi ceux à venir, puisque l'Etablissement est constitué des vastes réserves foncières pour les futurs grands projets. Trois mandats Jean-Paul Bolmont, qui a fait trois mandats comme maire de Malzéville (avant d'arrêter et laisser la main à son premier adjoint, pour ne pas s'user) de 1989 à 2008, est conseiller général depuis 1994, condition sine qua non pour présider le Capemm. A ce poste, il a parfait sa connaissance des dossiers en ayant été président de la commission des finances, et délégué aux ressources humaines, au patrimoine, et également vice-président délégué aux infrastructures et aux routes. S'il ne dévoile pas encore toute sa stratégie, il a cependant adopté une philosophie générale. « Notre aide doit aller en priorité aux PME et aux TPE, les « très petites entreprises ». Les grosses ont tout un arsenal à leur disposition ». Les grands dossiers sont déjà sur sa table. « Sans entrer dans le détail, je peux vous dire que ça bouge sur le site Kleber, et dans le Lunévillois, ainsi qu'à Pompey ». Car on l'aura compris, aider les entreprises vivantes est une chose, mais le Capemm ne renonce pas non plus à faire venir des sociétés en Meurthe-et-Moselle. René Mangin aux RH et au budget Que devient l'ancien président, René Mangin, dans tout cela ? Il a changé de fonctions et est désormais vice-président délégué aux ressources humaines et au budget. « Ce travail est trop prenant pour qu'on puisse gérer le Capemm aussi », explique Jean-Paul Bolmont. Car après le Chu de Nancy, l'administration départementale est une très grosse entreprise, 3.000 agents territoriaux, fort bien défendus par leurs syndicats...
Guillaume Mazeaud
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