Dans la presse : Le Département se rapproche des sportifs
Le Républicain Lorrain du 18 février 2012
Meurthe-et-Moselle Nord
X.J.
"Le sport pour tous en Meurthe-et-Moselle. » Reformulé, le mot d'ordre des nouvelles orientations de la politique du conseil général pourrait aussi se lire : « Le Département plus proche des sportifs ! »
Afin de présenter cette réforme "décentralisante", mise en place en ce début 2012, trois représentants du CG 54 étaient présents récemment à l'espace Gilbert-Schwartz de Jarny. Le sujet de cette réunion, initiée par le conseiller général du canton de Conflans Olivier Tritz, a attiré plus d'une vingtaine de représentants associatifs. Objectif : vulgariser les nouvelles règles du jeu pour ces bénévoles du Pays de Briey.
« Pour faire court : le sport, qui était avant géré de manière centrale à Nancy, le sera désormais - en partie et notamment pour les subventions - par les territoires », entame Yvon Biston, conseiller général en charge des sports.
Au nombre de six, ces « territoires », incluent le Pays de Briey, comprenant les cantons d'Audun-le-Roman, Conflans, Chambley et Homécourt. Pour eux, la Maison du Département homécourtoise jouera un rôle central.
Quatre aides à l'échelon local
D'ailleurs, c'est à cette adresse que seront dorénavant auscultées les demandes de subventions des clubs du secteur, concernant les aides au fonctionnement, aux contrats d'objectifs, à l'équipement et aux manifestations dont le budget prévisionnel se situera en deçà de 30 000 EUR.
Prenant le relais, Ronald Costalonga, représentant du service départemental des sports, commence par la plus courante : l'aide au fonctionnement, qui concerne 800 associations meurthe-et-mosellannes.
« Avant, les clubs profitaient de subventions diverses, à la licence, aux championnats, etc. Désormais, elles sont regroupées au sein d'une seule somme. C'est plus simple ! » Petite précision : pour en profiter, chaque association devra tout même remplir un dossier, comme par le passé, comprenant notamment sa carte d'identité.
Plus rares, les aides aux contrats d'objectifs profiteront aux structures dont « les projets rentreront totalement dans le cadre de la politique du CG ». Que faut-il entendre par là ? L'aspect social, mais traduit en réalisations très diverses, pouvant relever par exemple de l'ouverture de clubs pour personnes handicapées, de la mise en avant de sections féminines ou encore d'opérations dans des quartiers dits « difficiles ». Aujourd'hui, 90 structures meurthe-et-mosellannes jouissent de ces contrats.
« Pas un chèque en blanc »
Pour leur part, les rôles des aides à l'équipement et aux manifestations de moins de 30 000 EUR semblent transparents.
Si elles souhaitent prétendre à ces quatre soutiens, les structures du Pays de Briey devront compléter un dossier par catégorie, selon des délais propres à chacune (lire ci-contre).
Toutefois, dans le cas des contrats d'objectifs, les obligations des associations ne se limiteront pas à de la paperasse. « Le fait qu'on parle de "contrat" signifie qu'il y existe des objectifs à atteindre. Et que s'ils ne le sont pas, les aides peuvent être diminuées », souligne Yvon Biston. « Ce n'est pas un chèque en blanc ! », renchérit Olivier Tritz.
Selon ce même principe, si un effort particulier est consenti, les subventions pourraient être revues à la hausse.
Proximité, réciprocité... À ces deux principes viendront bientôt s'ajouter des priorités. En effet, l'idée d'un diagnostic est actuellement en développement afin de « connaître les forces et les faiblesses de chacun des six territoires », révèle Ronald Costalonga. Ceci, une fois encore, pour savoir où et comment investir au mieux les deniers sportifs du Département.



« Je regrette de ne pas être assez au contact de nos agents », précisait Olivier Jacquin, président du secteur du Val de Lorraine, l'un des six territoires découpés par le Conseil Général.